Category Archives: Biotope

Je suis une entreprise d’insertion qui fait le sale boulot de Biotope, qui suis-je?

Je suis ‘Chantier Vert Environnement’ et j’adore ‘insérer’ des gens en leur faisant transférer de la vase pour bétonner des mares! C’est génial de bosser avec Biotope!

Si vous avez un problème avec ça, nous sommes au 96 rue de la Gare à Sainte Luce Sur Loire, vous pouvez nous appeler au 02.40.48.06.36, ou nous écrire à chantier-vert-44@wanadoo.fr

Si vous avez vraiment un problème, contactez notre directrice Nicole BEURTHERET.

Je fais des analyses pour Biotope, qui suis-je?

je suis le laboratoire nantais IDAC, venez me consulter sur www.idac.fr

J’appartiens au groupe Inovalys, qui a des laboratoires à Nantes, Angers et Le Mans. Mon directeur général s’appelle Bruno Caroff.

A Nantes, je me trouve route de gachet, zone de la chantrerie, rive Est de l’Erdre au nord de l’A11, appelez-moi au 02 51 85 44 44). Au Mans je partage mes locaux avec les services vétérinaires, rue de bellevue). A Angers,vous pouvez me trouver au 18 bvd Lavoisier.

Pourquoi Biotope ?

 

Pourquoi Biotope?
Cette entreprise joue un rôle déterminant dans la faisabilité du projet… Sans elle, il serait difficile de le faire passer d’un point de vue juridique et de la faire accepter dans les esprits… Et puis elle véhicule des idées et des façons de faire plutôt douteuses…

La compensation est la condition nécessaire des travaux

Le projet d’aéroport prévoit de détruire 2000ha de zones humides. Depuis 1976, la loi française prévoit que l’entreprise responsable des travaux doit ‘compenser’ ce type de destruction. (Si les ‘compensations’ ne sont pas possibles au regard de la loi, le projet n’est pas envisageable.) Des études environnementales doivent être réalisées afin de mesurer l’ampleur des dégâts. Elles s’appellent “l’étude d’impact”. Dans le cas de Notre-Dame des Landes, il est également nécessaire de monter un dossier relatif à la loi sur l’eau (car il s’agit d’une zone humide), ainsi qu’une demande d’autorisation de destruction d’espèces protégées. Pour cela, “ago-vinci” a fait appel à Biotope, le plus gros bureau d’études environnementales » en France, avec quelques 240 salariés, quinze agences en France, des bureaux à Madagascar, en Serbie, au Maroc. Son siège se situe à Mèze, dans l’Héraut, près de l’étang de Thau. Un bureau local a été ouvert depuis dix ans à Rezé, commune jouxtant Nantes. (Biotope affichait en 2012 un chiffre d’affaire de 18 Millions d’euros).

Biotope est donc le garant de la réalisation de l’aéroport et participe grandement à donner une légitimité écologique à ce projet et à ses promoteurs.

La compensation écologique est un concept dangereux

Compenser une quelconque destruction est impossible. On ne remplace pas ce qui est détruit, on ne déplace ni les humains, ni les animaux, ni les plantes, ni les cours d’eau, ni les nappes phréatiques, ni la roche mère, ni des arbres centenaires et on ne reécrit pas des vies.
Il n’y a pas d’aéroport écologique et social !

Une expérimentation sociale et un marché des compensations

Biotope tente d’ouvrir la voie à une méthode de compensation (de mise aux USA) jusque là inédite en France, qui facilite les choses pour les porteurs de gros projets (car moins restrictive dans la mise en place des compensations que le système français, qui est déjà en soi une abbération), en créant par la même, un marché de la compensation du type du marché du carbone, avec la création de banque de compensation, etc..
L’étude réalisée à Notre-Dames-des-Landes est une étude pilote qui participe à la recherche en matière d’harmonisation des techniques de quantification et de monétarisation de la biodiversité et des écosystèmes. En toile de fond se dessine un mouvement spéculatif de prospection et d’achat de terres à forte valeur en « services écosystémiques » (fond des banques de compensations). Ce qui ouvre grand la voie à une nouvelle manne financière avec la création d’un marché de la compensation, qui considère que tout dans la nature a une valeur monétaire et est interchangeable (une grenouille = 3 pâquerettes) et qu’il suffirait d’avoir des stocks de zones ‘conservées’ à vendre aux constructeurs (via des banques de compensation).
Une banque de compensation existe déjà en France, partenaire de Biotope : Dervenn…

L’expérimentation consiste également à tester si la population accepte ce mode de compensation sous couvert d’écologie. La méthodologie proposée et l’expérience qui serait tentée à Notre-Dame-des-Landes, pourraient devenir un modèle pour d’autres grands projets en France et en Europe. Ce type de méthode de compensation et d’analyse des fonctionnalités risque d’être repris par d’autres bureaux  d’études et ainsi faire « passer » de nombreux dossiers. Si elle échoue, cela évitera toute une série de destructions futures. Il ne s’agit pas uniquement de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

La compensation est mise en lumière en ce moment

Nous en sommes encore à l’étape des dossiers. Si l’on attend encore, il sera trop tard pour bloquer le projet par le biais des mesures environnementales. Par la suite l’avancée dépendrait d’autres types d’entreprises.
Au stade de l’étude, on a affaire à Biotope. S’il se retire du projet, les études devront être reprises par un autre bureau d’étude, ce qui fera prendre du retard. on peut même espérer un renoncement… Si on passe le cap des études, on se retrouve à la mise en place des mesures, intégrant plusieurs entreprises, plus difficiles à atteindre car plus nombreuses.

Biotope n’est absolument pas indépendant

Non seulement les rapports produits sont incomplets, et comportent de nombreuses erreurs qui minimisent l’impact environnemental réel du projet, ainsi que la richesse du lieu. Mais Biotope affiche un manque d’indépendance flagrant vis à vis des maîtres d’ouvrage(soit ago-vinci)…

Voici quelques exemples :

Dans leur méthode de compensation, il existe des coefficients que l’on applique à la nature en fonction de son service rendu. Plus le ‘service’ est grand, plus le coefficient est élevé. Comme il n’y a pas de règle en la matière, les valeurs sont fixées arbitrairement (Combien de points vaut une zone humide de 2000ha???). En réalité, ces coefficients ont été appliqués de manière à rentrer dans les limites fixées par ‘ago-vinci’… Des coefficients revus à la baisse permettent une moindre compensation. Dans le dossier Biotope, le titre du paragraphe « coefficients de calcul du besoin compensatoire retenus par les maîtres d’ouvrage » montre bien la conclusion du travail mené par Biotope n’est pas basée sur de réelles études mais plutôt sur l’intérêt de vinci.

un autre exemple.
Sous le tableau de présentation de l’équipe d’étude de Biotope, il est écrit:
« N.B. : les maîtres d’ouvrage ont également apporté leur contribution à la rédaction du dossier, en rédigeant ou amendant certains chapitres, notamment la présentation et la justification du projet, les mesures de réduction des impacts, la démarche compensatoire et les mesures complémentaires (transfert, suivis). »

Conflit d’intérêt

Dès le départ, les règles strictes des marchés publics ne sont pas respectés. « Un marché public d’au moins 15.000 € hors taxe doit être obligatoirement notifié au candidat désigné avant le début d’exécution du contrat ». Or, le marché d’étude d’impact environnemental en question est de 195 127 euros précisément. Le code des marchés publics prévoit l’égalité de traitement des candidats et la transparence des procédures. Le début de la phase opérationnelle de ce marché ne peut pas intervenir avant la notification au titulaire du marché, ici attribué le 23 juin 2005 (la publication au Journal officiel n’intervenant que le 16 juillet suivant).
Pourtant, dès le 13 mai, un courriel interne à Biotope, organise le travail d’inventaire, tout en prévenant les salairés de son caractère irrégulier, qui appelle des précautions : « Nous ne sommes pas officiellement retenus pour le marché, ce qui demande pour les premières prospections un peu de discrétion, du type : vous faites des prospections à titre perso parce que le coin vous semble sympa. Dès que nous recevons la lettre de mission, je vous la transmets ».
Sans même attendre que l’administration ait achevé la consultation des offres des trois autres bureaux d’étude en compétition, les équipes de Biotope sont les bottes dans la boue près de deux mois avant que le marché ne lui soit attribué.
La DUP doit être annulée  car orpheline de son indispensable diagnostic de la faune et la flore existante avant la consultation du public.!
(infos tirées d’un artcile de Reporterre)

Biotope est vulnérable

Les naturalistes qui travaillent pour Biotope ont très certainement mauvaise conscience aux vues des contradictions de leur métier: mieux étudier la nature pour mieux la détruire! Le turn-over y est déjà très important. Il y a beaucoup de stagiaires sous payés et exploités.
Les réseaux sociaux des travailleurs de base ne sont pas dans le buisness, donc il est plus facile de les aider à ne pas assumer ce que fait Biotope. Beaucoup de jeunes recrues pourraient démissioner.
Il est donc possible d’atteindre Biotope en passant par les salariés et les stagiaires.

Biotope a plusieurs bureaux en France (voir cartographie)… cela en fait autant de cibles potentielles. Nul besoin de se trouver dans la région nantaise pour agir.

Biotope a une maison d’édition, communique sur la protection de l’environnement, etc. Un vaste travail médiatique qu’il serait facile de démonter aux regards des activités de l’entreprise, qui vont plutôt dans le sens inverse.

Biotope est présent sur de nombreux évènement, salons écolo… A vous d’imaginer comment les aborder!

Biotope pas très réglo avec ses salariés
(tiré de reporterre)

“Le 10 septembre 2013, Biotope a été condamné par le tribunal des prud’hommes de Nantes à verser 76 212 euros à Bertrand Delprat, qui a travaillé pendant sept ans pour Biotope, mais par un biais original : si son temps était dédié à Biotope, il était officiellement rémunéré par une association satellite, VIAS (pour Voyages Inter Associations), présidée par l’épouse du patron de Biotope, et structure habilitée à toucher des aides publiques au titre du financement des emplois jeunes. Les entreprises ne pouvaient pas bénéficier de ces contrats aidés.
Mais Bertrand Delprat bénéficiait d’une adresse électronique fournie par Biotope, travaillait dans leurs locaux, gérait les relations clients, participait aux mission d’étude d’impact pour le projet d’aéroport, et figure dans bien des documents officiels comme appartenant au bureau d’études. Ces informations ont été révélée par Médiapart en juin dernier. Faussement salarié de l’association, Bertrand Delprat avait été mis à la porte en septembre 2007 sans la moindre procédure, sans lettre de licenciement. Un mois plus tard, l’association était dissoute. Le jugement reconnaît qu’en ne déclarant pas son salarié, Biotope a commis l’infraction de travail dissimulé.
Cette infraction pourrait être un autre motif d’annulation du marché public attribué, donc d’irrégularité de la DUP.”

Il existe beaucoup d’articles sur le sujet. Vous pouvez déjà lire les suivants:
http://naturalistesenlutte.overblog.com 
http://www.reporterre.net/spip.php?article4918 

Pour toutes ses raisons, nous avons choisi d’adopter Biotope! Elle est l’image même de l’entreprise malsaine, prête à tout pour augmenter son chiffre d’affaire!

Adresses et infos des différents bureaux

Biotope Nord-Littoral
ZA de la Maie
Avenue de l’Europe
62720 RINXENT
Tél. : + 33 (0)3 21 10 51 52
nordlittoral@biotope.fr

 

Biotope Normandie
13 rue Pierre Gilles de Gennes
Parc de la Vatine
76130 MONT-SAINT-AIGNAN
Tél. : + 33 (0)2 35 65 69 12
normandie@biotope.fr

 

Biotope Bretagne
28 quai de la Douane
29200 BREST
Tél. 00 33 (0)2 98 43 41 14
bretagne@biotope.fr

 

Biotope Bassin Parisien
25 impasse Mousset
75012 PARIS
Tél. : + 33 (0)1 40 09 04 37
bassinparisien@biotope.fr

 

Biotope Centre Bourgogne
125-127, Faubourg Bannier
45000 ORLÉANS
Tél. : + 33 (0)2 38 61 07 94
centrebourgogne@biotope.fr

 

Biotope Nord-Est
2 bis, Charles Oudille
54600 VILLERS-LÈS-NANCY
Tél. : + 33 (0)3 83 28 25 42
nordest@biotope.fr

 

Biotope Pays-de-la-Loire
BP 60103
44201 NANTES cedex 2
Tél. : + 33 (0)2 40 05 32 30
paysdelaloire@biotope.fr

 

Biotope Nantes, Rezé
24, Rue Félix Eboué
44400 REZE France
Tél : +33 240 05 32 30

 

Biotope Rhône-Alpes, Auvergne
129 boulevard Pinel
69500 BRON
Tél. : + 33 (0)4 37 24 03 02
rhonealpesauvergne@biotope.fr

 

Biotope Sud-Ouest
2 Boulevard Jean-Jacques Bosc
33130 BÈGLES
Tél. : + 33 (0)5 56 06 35 87
sudouest@biotope.fr

 

Biotope Midi-Pyrénées
3 place de la Fontasse
31290 VILLEFRANCHE DE LAURAGAIS
Tél : + 33 (0)5 34 66 12 87
midipyrenees@biotope.fr

 

Biotope Béarn-Pays Basque
Technopole Hélioparc
2, avenue Pierre Angot
Immeuble Berthelot – BS 83
64053 PAU Cedex 9
Tél. : + 33 (0)5 59 12 21 23
bearnpaysbasque@biotope.fr

 

Biotope Languedoc-Roussillon
22, bd Maréchal Foch – BP58
34140 MÈZE
Tél. : + 33 (0)4 67 18 67 77
languedocroussillon@biotope.fr

 

Biotope PACA
55, rue de la République
BP 20083
83340 LE LUC EN PROVENCE
Tél. : + 33 (0)4 94 50 29 18
paca@biotope.fr

 

Biotope Corse
Résidence LM – Appt 1
Lotissement U Magnificu
20290 BORGO
Tél. : + 33 (0)4 95 38 05 01
corse@biotope.fr

 

Biotope La Réunion
910, chemin Lagourgue
97440 SAINT-ANDRÉ
Tél. : + 262 (0)2 62 46 67 75
oceanindien@biotope.fr

 

Biotope Amazonie-Caraïbes
30 Domaine de Montabo
Lotissement Ribal
97300 CAYENNE
Tél. : + 594 (0)5 94 39 18 02
amazoniecaraibes@biotope.fr